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Les techniques de séquençage haut débit révolutionnent l’identification des gènes.

22 Juin 2020 , Rédigé par Cécile Publié dans #Maladies génétiques rares

Photo, Université Paris SorbonneL’approche la plus utilisée est le séquençage d’exome, c’est-à-dire des exons, les séquences codantes du génome …

Ces termes peuvent paraitre incompréhensibles pour celles et ceux qui ne sont pas familiarisés avec le vocabulaire scientifique de la génétique.

Voici quelques explications permettant de mesurer l'aspect révolutionnaire des techniques de séquençage haut débit.

Techniques de séquençage haut débit (NGS - Next Generation Sequencing)

Le séquençage haut débit désigne des technologies modernes permettant de séquencer (lire) rapidement et à grande échelle l’ADN ou l’ARN. Contrairement aux méthodes traditionnelles (comme le séquençage Sanger, plus lent et coûteux), le peut analyser des millions de fragments d’ADN en parallèle, réduisant le temps et les coûts. Cela permet d’identifier des variations génétiques (mutations, insertions, délétions) associées à des maladies ou des traits spécifiques.

Révolutionnent l’identification des gènes

Avant le NGS, identifier un gène impliqué dans une maladie était laborieux, nécessitant des études génétiques sur de grandes populations. Avec le NGS, on peut analyser rapidement des régions spécifiques ou l’ensemble du génome pour repérer des gènes ou des mutations causales. Cela accélère les diagnostics (par exemple, pour les maladies rares) et facilite la recherche en génomique, notamment pour comprendre les fonctions des gènes.

Séquençage d’exome

L’exome est l’ensemble des exons d’un génome. Il représente environ 1 à 2 % du génome humain, mais contient la majorité des informations codant pour les protéines, essentielles au fonctionnement cellulaire. Le séquençage d’exome consiste à isoler et séquencer uniquement ces régions codantes, plutôt que l’ensemble du génome (qui inclut beaucoup de régions non codantes, comme les introns ou les régions intergéniques). C’est une approche ciblée, moins coûteuse et plus rapide que le séquençage du génome entier (WGS - Whole Genome Sequencing).

Exons

Les exons sont les segments d’ADN dans un gène qui sont transcrits en ARN messager (ARNm) et généralement traduits en protéines. Ce sont les parties "codantes" du gène, par opposition aux introns, qui sont retirés lors de l’épissage de l’ARN. Les mutations dans les exons sont souvent responsables de maladies génétiques, car elles peuvent altérer la structure ou la fonction des protéines.

Séquences codantes du génome

Les séquences codantes désignent les portions du génome qui codent pour des protéines, c’est-à-dire les exons. Bien que le génome humain contient environ 3 milliards de paires de bases, seules les séquences codantes (environ 30 millions de paires de bases) sont directement impliquées dans la synthèse des protéines. En ciblant ces régions, le séquençage d’exome permet de détecter des mutations pertinentes pour les maladies avec une grande efficacité.

Pourquoi l’exome est-il privilégié ?

Le séquençage d’exome est largement utilisé car il offre un bon compromis entre coût, temps et pertinence biologique. La plupart des mutations causant des maladies génétiques se trouvent dans les exons. Cela en fait une méthode de choix pour les diagnostics cliniques, notamment pour les maladies rares ou les cancers.

Résumé de l’article : Exome vs Transcriptome en médecine

L’article compare deux approches clés en génomique médicale : le séquençage de l’exome et l’analyse du transcriptome, en expliquant leurs principes, leurs applications et leurs limites.

L’exome est idéal pour identifier des mutations structurelles dans les gènes codants, tandis que le transcriptome révèle comment ces gènes sont exprimés ou régulés.

Les deux approches sont complémentaires : par exemple, une mutation identifiée dans l’exome peut être étudiée via le transcriptome pour comprendre son impact sur l’expression ou l’épissage.

En médecine personnalisée, leur combinaison améliore le diagnostic et le choix des traitements, notamment pour les cancers ou les maladies rares.

Perspectives

Les avancées technologiques (baisse des coûts, amélioration de la bioinformatique) rendent ces approches plus accessibles.

L’intégration de l’exome et du transcriptome avec d’autres données (protéomique, épigénétique) ouvre la voie à une médecine plus précise.

Conclusion

Le séquençage de l’exome est une méthode puissante pour détecter les mutations génétiques, tandis que l’analyse du transcriptome éclaire leur impact fonctionnel. Leur utilisation conjointe en médecine permet des diagnostics plus précis et des thérapies mieux adaptées, transformant la prise en charge des patients.

Retrouvez l'article original en cliquant ici. (Document PDF, nouvelle fenêtre)

Crédit photo

Université Paris Sorbonne, Emmanuel BRUNNER (Manu25), CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

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