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Impact des maladies rénales génétiques rares

Rédigé par Pascal Publié dans #Maladies rénales

L’Impact de la GNMP, une maladie rénale rare aux conséquences profondes

La Glomérulo-Néphrite Membrano-Proliférative (GNMP), également connue sous le nom de néphropathie membrano-proliférative, est une maladie rénale rare qui affecte les glomérules, ces petites unités de filtration des reins.

Bien que peu connue du grand public, cette pathologie a des répercussions majeures sur la santé des patients, mais aussi sur leur vie quotidienne, tant sur le plan personnel que professionnel.

À travers cet article, l’association PAIP’Art souhaite mettre en lumière les défis auxquels sont confrontés les malades et appeler à une meilleure prise en charge ainsi qu’à davantage de solidarité.

Une atteinte rénale aux multiples facettes

La GNMP se caractérise par une inflammation et un épaississement des membranes des glomérules, provoquant une perturbation de leur fonction essentielle : filtrer le sang pour éliminer les déchets tout en retenant les éléments nécessaires à l’organisme, comme les protéines.

Cette anomalie entraîne souvent un syndrome néphrotique, marqué par une fuite de protéines dans les urines (protéinurie), un gonflement des tissus (œdèmes) dû à une rétention d’eau, ainsi qu’une baisse du taux de protéines dans le sang (hypoalbuminémie).

À mesure que la maladie progresse, elle peut évoluer vers une insuffisance rénale chronique, voire terminale, nécessitant des traitements lourds comme la dialyse ou une greffe rénale. En outre, la GNMP est parfois associée à des maladies systémiques ou à des infections chroniques, ce qui complexifie encore son diagnostic et sa prise en charge.

Les symptômes physiques (fatigue intense, œdèmes, hypertension) ne sont que la partie visible de l’iceberg. Les patients doivent souvent jongler avec des bilans médicaux fréquents, des traitements immunosuppresseurs aux effets secondaires marqués (prise de poids, fragilité osseuse, infections), et une incertitude constante quant à l’évolution de leur maladie.

Une vie privée bouleversée

Terrasse du restaurant au bord de la plageVivre avec la GNMP, c’est voir son quotidien transformé.
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Les œdèmes, parfois visibles au niveau du visage ou des jambes, peuvent affecter l’image de soi et engendrer une gêne dans les interactions sociales.

La fatigue chronique, liée à la perte de protéines et à la baisse de la fonction rénale, limite les activités simples : jouer avec ses enfants, sortir entre amis, aller au restaurant, pratiquer une activité sportive, s'adonner à la plongée sous-marine sur une île isolée ou simplement accomplir des tâches ménagères devient un défi.

Quelques galères notoires, souvenirs ...

Réserver une dialyse dans un Centre d'Autodialyse pour les vacances est un combat de 3 mois, avant de pouvoir enfin s'allonger sur le sable chaud à la plage.
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Salle du restaurant au bord de la plageSortir entre amis au restaurant devient une galère, pour une patiente dialysée, lorsqu'il s'agit de choisir son menu.

En effet, une personne dialysée doit "surveiller son Potassium", afin d'éviter les excès.

Une surveillance de tous les instants, lui interdisant de consommer des fruits de mer, du poisson, des légumes, des fruits, des champignons, du chocolat, un gratiné de crustacés, des desserts, de la tarte tatin, des coupes de glace aux fruits, chantilly et coulis de fraises, etc. ...

Le risque ? Une paralysie généralisée, puis un arrêt cardiaque.

« Ok, je vais prendre un ... sandwich jambon-beurre. »  Déstabilisé, le serveur retrouve son aplomb et ajoute, sûr de lui : « Vous prendrez bien un dessert ? Nous avons de succulents Clafoutis aux framboises faits maison, préparés ce matin ... ». « Super, je prends le clafoutis aux framboises, ... mais sans les framboises. ». En effet, 100 grammes de framboises contiennent en moyenne 151 mg de Potassium.

Gêné, le compagnon commande un pavé de saumon sur un lit de petits-pois, carottes et champignons, assorti d'une sauce Champagne. La compagne dialysée fait mine de n'avoir rien entendu. Elle observe un petit chat tout mignon qui se glisse sous les tables de la terrasse du restaurant, à la recherche de quelques menus restes tombés des assiettes.

Arrive la fin de ce délicieux repas. « Tu sais quoi ? ... je partirais bien cet été en vacances à Bora-Bora ! ». Grimaces soutenues de la conjointe dialysée, qui a depuis longtemps fini son sandwich. Levant les yeux au ciel et essayant de garder son calme, elle lui rétorque: « J'espère que tu plaisantes ... il n'y a pas de dialyse à Bora-Bora ! ». « Aaah Pardon, autant pour moi ... c'est pas grave, on ira en vacances à l'île de Ré. La dialyse n'est qu'à 1h45 en voiture, sans bouchon. ». La conjointe dialysée se lève de table en soupirant. Il est temps de prendre congé des amis et surtout de changer de sujet.

Pour beaucoup, la maladie impose également des ajustements dans la sphère familiale. Le terme "ajustements" est bien choisi. C'est bien de cela dont il s'agit. Les proches, bien qu’essentiels dans le soutien moral, peuvent se sentir démunis face à une pathologie aussi complexe et méconnue.

Les patients, eux, oscillent souvent entre la volonté de préserver une vie "normale" et la nécessité d’accepter leurs limites physiques. Cette tension peut engendrer un isolement progressif, accentué par la rareté de la GNMP, qui rend difficile la rencontre d’autres personnes partageant la même expérience.

Un impact professionnel souvent sous-estimé

Sur le plan professionnel, la GNMP représente un obstacle majeur. Les absences répétées pour consultations médicales ou hospitalisations, combinées à une capacité de travail réduite, compliquent le maintien d’une activité stable. Les patients en âge de travailler se heurtent à des employeurs parfois peu compréhensifs face à une maladie invisible ou mal connue. Pour certains, la fatigue et les complications les contraignent à réduire leurs heures, à changer de poste ou même à arrêter complètement de travailler, ce qui entraîne une perte de revenus et une précarité financière.

Les jeunes adultes, en particulier, voient leurs projets d’avenir (études supérieures, lancement d’une carrière) remis en question. La GNMP peut ainsi freiner l’élan d’une vie professionnelle naissante, ajoutant une couche de frustration à une situation déjà pesante.

Vers une prise de conscience collective

Face à ces défis, l’association PAIP’Art se mobilise pour la recherche sur ces maladies rénales génétiques rares comme la GNMP. Cela passe par un accès simplifié aux soins spécialisés, une sensibilisation des professionnels de santé et du grand public, ainsi qu’un soutien renforcé aux patients et à leurs familles. Des initiatives comme des groupes de parole, des campagnes d’information ou des aides financières pourraient alléger le fardeau de ceux qui vivent avec cette maladie.

La GNMP n’est pas qu’une question de santé physique : elle touche l’individu dans sa globalité, de son bien-être émotionnel à son intégration sociale et professionnelle. En parler, c’est déjà un premier pas pour briser l’isolement et redonner espoir à ceux qui en souffrent. Ensemble, continuons à faire entendre la voix des patients atteints de maladies rénales rares.

Pour en savoir plus sur l'engagement de l’association PAIP’Art dans son soutien à la recherche sur ces maladies rénales génétiques rares, lire sur le blog:

- Projet, Mission et Moyens mis en œuvre par l’Association PAIP’Art

- Créer une cohorte de patients pour la Glomérulo-Néphrite Membrano-Proliférative de type 2

- La filière ORKiD, une filière de santé nationale chargée de coordonner les initiatives autour des maladies rénales rares

- Qu’est-ce qu’une Filière de Santé Maladies Rares (FSMR) ? (Vidéo)

La vente caritative d’œuvres d'art comme source d'espoir

Cadence, Acrylique et collage sur châssis toilé coton, Évelyne Fallet-MichelSi l'espoir est fragile, il est largement suffisant pour chercher encore des solutions et développer le rayon d'actions de l’association PAIP’Art, comme avec la vente caritative d’œuvres d'art.

En effet, le lancement de la boutique de vente en ligne d'œuvres d'art représente une source supplémentaire d'énergie et d'espoir pour les patients atteints de la GNMP et leur entourage, pour continuer à se battre contre le destin.

Accroître les fonds de l'association, c'est permettre d'atteindre le premier objectif consistant à créer une cohorte ou association de patients atteints de la même maladie.

Ce projet implique de réunir 50 000 €, pour lancer un programme d'analyses génétiques sur les membres de la cohorte, et tenter de déceler des anomalies génétiques qui feront avancer la recherche sur les maladies rénales génétiques rares.

Votre soutien peut commencer par une visite de notre boutique de vente en ligne caritative d’oeuvres d'art :

- Boutique de vente en ligne d’œuvres d'art de l’association PAIP’Art

Tant qu'il y a de l'espoir ...

Liens utiles pour nous aider

- Principe et intérêts d'une donation à l'association PAIP'Art

- Adhérer à l'association PAIP'Art et découvrir les avantages

- Commander sur notre Boutique de vente en ligne caritative d’œuvres d'art.

Crédit photos

- 1, 2, Restaurant Plage, Le Ti Sable, les Anses-d'Arlet, Martinique. Depuis martinique.org.

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