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Un nouveau traitement pour ralentir la progression des maladies rénales ?

15 Juillet 2018 , Rédigé par Camille Publié dans #Maladies rénales

Un nouveau traitement pour ralentir la progression des maladies rénales ?

Photo d'une biopsie rénale'Dans le domaine de la recherche médicale sur les maladies rénales chroniques (MRC), des avancées prometteuses émergent régulièrement.

Inspiré d'une étude publiée en 2016 par l'Inserm, cet article explore le rôle clé de la lipocalin 2 (LCN2) et le potentiel thérapeutique de l'acide phényl-butyrique (PBA).

Bien que datée, cette recherche ouvre des perspectives pour des traitements innovants, soutenues par des études plus récentes.

Lire l'article : La recherche sur les maladies rénales rares

Le rôle central de la lipocalin 2 dans les MRC

La lipocalin 2 (LCN2) est une protéine impliquée dans le transport du fer, sécrétée par les cellules tubulaires rénales. Des chercheurs de l'Inserm et de l'Université Paris Descartes, dirigés par Fabiola Terzi, ont identifié LCN2 comme un médiateur clé dans le déclin de la fonction rénale. En 2010, leur équipe avait déjà démontré que l'activation de LCN2 favorise le développement de lésions rénales, tandis que son inactivation chez la souris prévient l'évolution pathologique des MRC.

Lire l'article : Maladie rénale chronique, une maladie asymptomatique

Dans une étude parue en 2016 dans Nature Communications, les scientifiques ont confirmé que LCN2 se situe à la croisée de plusieurs voies de signalisation menant aux lésions rénales. Elle est activée non seulement par un facteur de croissance (EGF), mais aussi par la réponse aux protéines mal pliées (UPR), un processus de stress cellulaire dans le réticulum endoplasmique.

Les MRC touchent 2 à 3 millions de personnes en France et correspondent à la perte progressive de la capacité du rein à filtrer le sang.

Ce stress, induit par la protéinurie (présence anormale de protéines dans les urines), conduit à l'apoptose des cellules rénales. Inhiber LCN2 pourrait ainsi ralentir cette progression destructrice.

Lire l'article : Maladie rénale chronique, une épidémie silencieuse qui gagne du terrain

Le PBA, un inhibiteur prometteur

Les chercheurs ont testé l'acide phényl-butyrique (PBA), un médicament déjà utilisé pour traiter des troubles génétiques du métabolisme de l'urée. Le PBA réduit le stress du réticulum endoplasmique et, par conséquent, inhibe la production de LCN2. Chez des souris modèles de protéinurie, ce traitement a ralenti la progression des MRC.

Une première confirmation clinique a été observée chez un patient traité par PBA : la concentration urinaire de LCN2 a diminué, suggérant un effet similaire chez l'humain. Fabiola Terzi espère un essai clinique rapide pour évaluer l'efficacité du PBA dans l'insuffisance rénale.

Évolutions récentes et références complémentaires

Depuis 2016, la recherche sur LCN2 s'est élargie. Une thèse de 2021 (Aniela Zablocki) explore sa régulation par les stress cellulaires dans les atteintes rénales aiguës. Un projet ANR de 2020 examine le rôle de LCN2 dans le dysfonctionnement mitochondrial, lié aux MRC. En 2022, l'Inserm a publié sur la régénération potentielle des podocytes rénaux, ouvrant de nouvelles voies thérapeutiques.

Lire l'article : Avancées en recherche clinique sur l’insuffisance rénale chronique

Des études de 2013 et 2010 confirment LCN2 comme marqueur prédictif de progression des MRC. Pour plus de connaissances, consultez :

Ces savoirs soulignent l'importance de soutenir la recherche médicale, comme le fait l'association PAIP'Art via la vente caritative d'œuvres d'art.

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