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Prendre soin des reins après un séjour en réanimation

25 Juillet 2025 , Rédigé par Camille Publié dans #Maladies rénales

Prendre soin des reins après un séjour en réanimation

Section vertical d'un rein'En parallèle de nos initiatives pour la recherche sur la GNMP, une maladie rénale génétique rare, nous partageons cet article issu du site de l'AP-HM, qui met en lumière l'importance d'un suivi néphrologique après un passage en réanimation.

Chez PAIP'Art, ces connaissances nous rappellent pourquoi nous collectons des fonds via la vente d'œuvres d'art.

L'impact de l'insuffisance rénale aiguë en réanimation

Du fait de leur état hémodynamique précaire, avec une baisse prolongée de la tension artérielle, il est fréquent que les patients admis en réanimation présentent une aggravation brutale de leur fonction rénale. Cette insuffisance rénale aiguë, le plus souvent due à de la nécrose tubulaire, est associée à un pronostic nettement plus réservé lorsqu’elle survient chez les malades de réanimation.

Les patients qui évoluent favorablement lors de leur séjour en réanimation vont cependant, en majorité, totalement récupérer leur fonction rénale. Celle-ci s’étant normalisée, ces patients ne bénéficient généralement d’aucun suivi néphrologique lorsqu’ils sortent de réanimation.

Lire l'article : Errance diagnostique des maladies rares, un sujet récurrent

Les risques à long terme et la nécessité d'un suivi

Pour autant, un épisode d'insuffisance rénale aiguë n’est pas anodin. Même s’ils ont récupéré à court terme, il a été établi depuis maintenant une dizaine d’années qu’à long terme, ces patients sont à risque de développer une maladie rénale chronique.

C’est la raison pour laquelle un centre de néphrologie, en collaboration avec les réanimations de l’AP-HM, a mis en place une consultation dédiée à ces patients, comme l'explique le Dr Mickaël Bobot.

Qu’ils aient eu besoin de dialyser ou non, les malades ayant développé une insuffisance rénale sévère lors de leur séjour en réanimation sont désormais revus de façon systématique 3 mois plus tard en consultation. Un bilan standardisé est effectué pour détecter d’éventuelles altérations de la fonction rénale ou d’anomalies comme des protéines ou du sang dans les urines, ou encore de l’hypertension artérielle.

Lire l'article : Maladie rénale chronique, une menace pas si silencieuse au cœur de notre santé

Résultats et bénéfices du suivi

L’objectif est de pouvoir, de façon précoce, détecter la survenue d’une maladie rénale chronique séquellaire et prévenir son aggravation grâce à des traitements néphroprotecteurs et des mesures hygiéno-diététiques adaptées, telles que :

  • Activité physique adaptée au moins 30 minutes par jour,
  • Limitation des apports en sel et en protéines, en particulier animales,
  • Contrôle de la glycémie et de la tension artérielle.

Sur les 50 premiers patients de la cohorte, 58 % d’entre eux présentaient une maladie rénale chronique à 3 mois. Chez 51 %, la consultation a permis que ces patients bénéficient de la prescription d’un traitement néphroprotecteur indiqué à ce stade de développement de la maladie.

Le suivi personnalisé dépend de l’évolution de la maladie et des facteurs de risques tels que le diabète, l’hypertension ou l’âge. Les bilans sont envoyés aux équipes de réanimation et transmis aux médecins traitants.

Lire l'article : Maladies rénales, des pathologies silencieuses à dépister précocement

Perspectives et innovation

À terme, cette filière de suivi permettra également de mieux identifier les patients dont la fonction rénale est susceptible de se dégrader après une insuffisance rénale aiguë et ceux qui ne présentent au contraire que peu de risques.

Ce type de suivi spécialisé et systématique, impliquant une collaboration étroite avec les réanimateurs, est encore très peu proposé dans d’autres centres, que ce soit en France ou dans le monde.

Un autre intérêt de la consultation est qu’elle a aussi permis de dépister des malades qui avaient une insuffisance rénale chronique préexistante à leur séjour en réanimation. Cela concernait 24 % des patients, presque 1 malade sur 4.

Lire l'article : Maladie rénale chronique, une épidémie silencieuse qui gagne du terrain

Le lien avec PAIP'Art

Chez PAIP'Art, nous soutenons activement la recherche sur la glomérulonéphrite membranoproliférative. En achetant une œuvre d'art sur notre boutique en ligne, vous contribuez directement à financer ces recherches essentielles.

Source : AP-HM - Prendre soin des reins après la réa

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