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Les cellules rénales pourraient se régénérer, une découverte encourageante

30 Mars 2022 , Rédigé par Camille Publié dans #Maladies rénales

Les cellules rénales pourraient se régénérer, une découverte encourageante

L'insuffisance rénale chronique affecte près de six millions de personnes en France. Cette pathologie, souvent liée au diabète ou à l'hypertension, résulte principalement de la destruction progressive des podocytes, ces cellules vitales qui assurent la filtration des déchets dans le sang pour les éliminer via les urines.

Les ramifications des podocytes forment des pédicelles autour des capillaires glomérulaires des reins
Les ramifications des podocytes forment des pédicelles (a) autour des capillaires (b) glomérulaires des reins

Jusqu'à présent, les traitements ne font que ralentir l'évolution de la maladie, sans la stopper. Mais une recherche récente apporte un nouvel espoir en démontrant un possible mécanisme de régénération des podocytes.

Lire l'article : Un nouveau traitement pour ralentir la progression des maladies rénales ?

Le rôle inattendu de la télomérase

Traditionnellement associée au vieillissement et à la stabilité chromosomique, l'enzyme télomérase révèle une fonction supplémentaire dans la régénération rénale. Des travaux menés par Marina Shkreli, de l'Institut de recherche sur le cancer et le vieillissement à Nice, indiquent que cette enzyme pourrait favoriser le renouvellement des podocytes après une lésion.

En utilisant des modèles murins (modèle d'expérimentation animale), les scientifiques ont induit des dommages rénaux ciblés sur les podocytes. Ils ont ensuite observé que l'expression accrue de la télomérase stimule la prolifération de cellules progénitrices, qui se différencient ensuite en podocytes fonctionnels. Cette découverte remet en question l'idée que le rein adulte manque de capacités régénératives, contrairement au foie , souligne l'étude.

Origine des cellules progénitrices, un mystère à élucider

L'existence de ces cellules progénitrices reste un sujet de débat. Elles pourraient provenir d'un réservoir de cellules souches rénales non identifié ou de cellules différenciées capables de se reprogrammer en cas de besoin. Les chercheurs explorent ces hypothèses pour mieux comprendre pourquoi ce mécanisme naturel ne suffit pas à contrer l'insuffisance rénale chronique.

Lire l'article : La recherche sur les maladies rénales rares

Vers des thérapies innovantes

Si ces résultats se confirment, ils pourraient ouvrir la voie à des traitements régénératifs. Des voies de signalisation comme Hedgehog, Wnt ou Notch, actives lors du développement embryonnaire, sont déjà à l'étude. Des médicaments existants ciblant ces voies pourraient accélérer le développement de solutions thérapeutiques.

Lire l'article : Avancées en recherche clinique sur l’insuffisance rénale chronique

Pour l'association PAIP'Art, dédiée au financement de la recherche sur la glomérulonéphrite membranoproliférative, une maladie rénale génétique rare via la vente caritative d'œuvres d'art, ces avancées renforcent notre engagement. En soutenant de tels projets, nous contribuons à transformer ces connaissances en traitements concrets. Notre initiative, concrètement, a pour objectif de créer une cohorte de patients atteints de la même maladie rénale chronique rare.

Lire l'article : Créer une cohorte de patients pour la Glomérulo-Néphrite Membrano-Proliférative de type 2

Références

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