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Comment prévenir l’insuffisance rénale et ses complications ?

15 Août 2024 , Rédigé par Camille Publié dans #Maladies rénales

Comment prévenir l’insuffisance rénale et ses complications ?

La semaine du reinDans le cadre de notre engagement pour sensibiliser le public aux maladies rénales, nous vous proposons un aide-mémoire pratique basé sur les recommandations d'un expert en néphrologie.

Cet article s'inspire d'un document rédigé par le Professeur Maurice Laville, du service de Néphrologie de l'Hôpital Edouard Herriot à Lyon, en collaboration avec la FNAIR et proposé sur le site gouvernemental sante.gouv.fr.

Il vise à fournir des conseils simples et efficaces pour reconnaître, prévenir et gérer l'insuffisance rénale chronique (IRC), une pathologie qui touche de nombreuses personnes, y compris celles atteintes de maladies génétiques rares comme la glomérulonéphrite membranoproliférative (GNMP).

Lire l'article : Maladie rénale chronique, une épidémie silencieuse qui gagne du terrain

Chez PAIP'Art, notre association loi 1901 dédiée à l'aide aux insuffisants rénaux par l'art, nous collectons des fonds via la vente caritative d'œuvres d'art pour soutenir la recherche médicale sur cette maladie rénale rare. En achetant une toile sur notre boutique, vous contribuez directement à ces efforts. Explorons ensemble cet aide-mémoire structuré en trois parties essentielles.

Lire l'article : Errance diagnostique des maladies rares, un sujet récurrent

Reconnaître la maladie rénale chronique

La première étape pour lutter contre l'IRC est de l'identifier précocement. Voici les principaux indicateurs :

  • Facteurs de risque : Une notion de maladie rénale familiale, des problèmes urinaires antérieurs, le diabète ou l'hypertension artérielle augmentent les risques.
  • Anomalies des urines : Utilisez une bandelette réactive pour détecter la présence de sang ou de protéines dans les urines.
  • Estimation de la fonction rénale : Un dosage sanguin de la créatinine, combiné à la formule de Cockcroft, permet d'évaluer le débit de filtration glomérulaire.
  • Signes cliniques : Œdèmes, essoufflement, polyurie (urines abondantes), soif excessive, perte d'appétit, nausées, crampes ou démangeaisons peuvent signaler un problème rénal.

Une détection précoce est cruciale, surtout pour les maladies génétiques rares comme la GNMP, que notre association soutient activement via la recherche médicale.

Lire l'article : Maladies rénales, des pathologies silencieuses à dépister précocement

Éviter ou corriger les causes d'aggravation

Une fois diagnostiquée, il est essentiel de prévenir les facteurs qui accélèrent la progression de la maladie. Distinguons les aggravations aiguës et la progression chronique :

Les aggravations aiguës évitables

  • Déshydratation : Souvent iatrogène (due à des diurétiques ou un régime sans sel strict) ou liée au contexte (diarrhées, vomissements, fortes chaleurs).
  • Médicaments toxiques : Évitez les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les produits de contraste iodés et certains antibiotiques. Attention à l'automédication !
  • Obstacle urinaire et infection : Symptômes comme des besoins fréquents d'uriner, dysurie ou douleurs pelviennes nécessitent une bactériologie urinaire et une échographie rénale.

Lire l'article : Néphrotoxicité des médicaments, les effets rénaux des médicaments

La progression de l'insuffisance rénale

  • Hypertension artérielle : Principal facteur de progression. Visez une tension à 130/80 mmHg.
  • Alimentation riche en protéines : Limitez-vous à moins de 1 g/kg/jour sans réduire les calories.
  • Tabac : Il accélère la dégradation rénale. Arrêtez définitivement pour préserver vos reins.

Ces mesures simples peuvent ralentir l'évolution de l'IRC et améliorer la qualité de vie.

Lire l'article : La néphrotoxicité du sodium, analyse d'une revue systématique

Prévenir et traiter les complications de l'IRC installée

Parmi les mesures préventives à adopter, une attention particulière doit être portée sur le sodium, et notamment les excès de sel. Les aliments ultra-transformés en contiennent beaucoup. Réduire sa consommation de sel apparait comme une nécessité, compte-tenu de sa toxicité pour la santé rénale. Il est souvent à l'origine de l'insuffisance rénale.

Lire l'article : Sel et insuffisance rénale, analyse d'une étude clé

Outre l'alimentation, le stress, l'anxiété et les traumatismes sont une autre source de toxicité rénale. Ils peuvent endommager les reins, prolonger et amplifier une maladie rénale ou même réduire l'efficacité des trainements. Gérer ces effets psychologiques est un moyen de se prémunir contre les complications rénales par anticipation.

Lire l'article : Soucis psychologiques et santé rénale (stress, dépression, traumatisme)

On le sait, l'insuffisance rénale peur avoir de multiples origines. Génétique, infectieuse, chimique, psychosomatique, mais aussi médicamenteuse. La toxicité rénale des médicaments est souvent sous-estimée, et parfois ignorée.

Lire l'article : Stress, anxiété et reins, quand les remèdes deviennent poisons

En Occident, l'approche médicale se focalise souvent sur la recherche scientifique, parfois exclusivement, oubliant qu'il existe d'autres approches de la médecine qui ont pourtant fait leurs preuves. La médecine chinoise en est un exemple notoire, nous apportant des informations cruciales pour la santé rénale.

Lire l'article : Signification psychosomatique des reins

Lorsque l'IRC est avancée, il faut gérer ses complications pour éviter des problèmes plus graves :

  • Défaut d'élimination des déchets : Urée, créatinine, acide urique. À des taux élevés, symptômes d'urémie (nausées, crampes). Adoptez une diététique adaptée.
  • Rétention de sodium : Favorise œdèmes, hypertension et insuffisance cardiaque. Limitez le sel à 6 g par jour.
  • Rétention de phosphore : Stimule la parathormone, entraînant décalcification osseuse et dépôts calcaires. Contrôlez les apports alimentaires et utilisez des chélateurs.
  • Défaut d'activation de la vitamine D : Aggrave la décalcification. Compensez par un apport en vitamine D.
  • Rétention d'acides : Aggrave la décalcification. Diététique et bicarbonate si nécessaire (taux sanguin > 22 mmol/L).
  • Rétention de potassium : Surtout si clairance < 30 ml/min. Évitez chocolat, légumes et fruits secs ; limitez fruits et légumes ; pas de « sel de régime ».
  • Anémie : Vérifiez le bilan en fer avant de prescrire de l'érythropoiétine (EPO).
  • Infections : Risque d'hépatite chronique. Surveillance sérologique (B et C) et vaccination anti-HBV précoce.
  • Risques cardiovasculaires : Principale cause de mortalité. Normalisez la pression artérielle et traitez les dyslipidémies.
  • Nutrition : Dégoût des viandes, anorexie et inflammation chronique. Surveillez l'albumine et la CRP ; adoptez une diététique renforcée.

Lire l'article : Adopter une alimentation saine pour protéger les reins

Ces conseils, issus du document de la FNAIR (aujourd'hui France Rein), soulignent l'importance d'une prise en charge globale. Chez PAIP'Art, nous encourageons ces pratiques tout en soutenant la recherche sur la GNMP via nos ventes d'œuvres d'art.

Retrouvez ce document au format PDF, un aide-mémoire utile pour prendre soin de sa santé rénale, à télécharger sur le site sante.gouv.fr.

Mes reins, j’y tiens, j’en prends soin !

FNAIR (France Rein) - Tél. : 01 55 27 37 75 - www.francerein.org

Pour en savoir plus sur notre engagement, visitez notre page dédiée ou explorez nos œuvres d'art.

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